Question d’acclimatation…
« S’acclimater demande du temps et de la bonne volonté. Il faut surtout cesser de comparer avec la France car chaque pays a ses bons et ses mauvais côtés. »
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Alice, chargée de communication dans un Groupe français, a quitté son pays et son travail pour rejoindre son mari dans la région d’Essaouira au Maroc et monter leur propre entreprise là-bas. Portrait d’un changement de vie !
Les choses se compliquent quand on veut demander une équivalence dans un pays hors de l’Union européenne. Les diplômes français jouissent tout de même d’une bonne réputation, votre maîtrise de la langue locale sera indispensable pour prétendre à un poste sur place.
Dans chaque pays, une distinction est faite entre professions réglementées et non réglementées. Celle-ci peut varier mais généralement les secteurs de la santé, de l’enseignement et de la recherche en font partie. Pour exercer ce type d’emploi il faudra soit obtenir une équivalence, soit repasser certains modules pour obtenir le diplôme « national », homologué par une administration locale (Université, Ministère, rectorat …).
Certaines entreprises vont plus loin en faisant travailler leurs collaborateurs dans les conditions de rémunération pratiquées dans le pays d’accueil. Un contrat local supprime les compléments de salaire et primes et les charges sociales françaises. Il est tout de même possible de négocier un salaire « local » qui saura compenser tous les frais qu’entraîne une expatriation.
Pour la législation française, un agent détaché perçoit en principe une rémunération au moins équivalente à celle qu’il percevait dans son emploi d’origine. Le principe : l’agent en détachement percevra toujours la rémunération la plus élevée des deux.
Le permis de conduire : un demi-tour et puis voilà
Concernant le permis de conduire, là encore c’est un choc culturel. En effet, obtenir le permis de conduire en Indonésie signifie montrer à un agent de police que l’on sait démarrer une voiture et faire un demi-tour ! Après avoir payé le timbre administratif on ressort avec le fameux permis. « Il existe maintenant des auto-écoles dans les grandes villes comme Jakarta, que ne peuvent s’offrir que ceux qui en ont les moyens, donc pas grand monde ici ». Nicolas ajoute que sur 235 millions d’habitants, près de la moitié vivent avec au maximum 2 $ par jour !
« J’avais un besoin viscéral de découvrir le monde, d’aller ailleurs, loin, de ne pas passer ma vie au même endroit » nous confie Nicolas lorsqu’on lui demande pourquoi il s’est expatrié. Portrait de ce français, un peu aventurier, parti en Indonésie pour y vivre.
Un pari fou : monter son propre restaurant !
Pour avoir son propre établissement ou être directeur il faut passer un examen. « Quand je l’ai passé, il a fallu que je suive une préparation de 3 mois et ça m’a coûté 20000 francs suisses ! Il fallait avoir envie de foncer car ça n’a pas été évident tous les jours ! » nous confie Danielle. « Mais ça en valait vraiment la peine car ensuite nous avons monter notre propre restaurant et, sur un pari idiot un soir, nous avons inventé le concept du ‘gueuleton à l’envers’. »
Danielle et Marc on tenu ce restaurant pendant plusieurs années proposant ainsi des soirées animées où l’on mangeait à l’envers.
Tout le monde parle de la Suisse pour ses avantages fiscaux mais il n’y a pas que cela ! Le taux de chômage, qui oscille aux alentours de 4%, est l’un des plus bas d’Europe. Sans compter que les salaires sont plus élevés qu’en France… Cela semble être la destination idéale pour s’expatrier. Voyons ce qu’en pensent Marc et Danielle, expatriés en Suisse depuis 36 ans. Témoignage.
