Neige et vols annulés: l'histoire rocambolesque d'une expatriée

Neige et aéroport bloqué : le récit épique d’une expatriée
Nadine Belger réside et travaille à bordeaux, où elle est chef de projet assistante dans un agence de communication digitale franco-allemande. Cette jeune expatriée allemande se faisait une joie de rentrer dans sa famille près de Dresde en Allemagne, pour y passer les fêtes de Noël… C’était sans compter sur la neige et le froid qui ont paralysé les aéroports européens ces derniers jours. Et qui lui ont fait vivre une aventure rocambolesque dont elle se serait passée volontiers. Son témoignage, avec un point sur la situation du trafic aérien en Europe.
« J’étais programmé sur un vol Bordeaux-Amsterdam samedi dernier. Quand je suis arrivée à 5h du matin à l’aéroport, Il était marqué annulé. J’ai alors fait la queue pendant 2 heures pour m’enregistrer un autre vol, pour rien. J’ai alors décidé de rentrer chez moi. Mais les transports en commun étaient en grève. J’ai attendu pendant une heure la navette. Une fois au centre de Bordeaux, j’ai du rentrer à pieds car il n’y avait pas de tram non plus.
Finalement, j’ai pu décoller dimanche de Bordeaux pour Paris, avec une correspondance pour Berlin. Je suis arrivée comme prévu à Paris à l’heure. Mon vol de 13h pour Berlin a été une première fois annoncé à 15 heures, avant d’être annulé. Je savais qu’il y avait un avion en partance pour Leiptzig à 16h55, à 200 km de chez mes parents. J’ai donc changé mon billet et j’ai du changer rapidement de terminal. En arrivant là-bas, je me suis rendue compte que le vol pour Leipzig étaitn annulé. L’annonce a été faite seulement un ¼ d’heure avant le départ théorique.
Le terminal 2G était bondé. Tout le monde était entassé dans le hall. La file d’attente pour l’enregistrement vers d’autres vols était très longue, j’ai attendu 4 heures et demi sur place. Il n’y avait que 3 personnes pour procéder  à l’enregistrement de tous les passagers… alors que la situation était déjà désastreuse depuis plusieurs jours.
Il n’y avait pas de personnel pour distribuer de l’eau. Et pourtant des gens avec des bébés attendaient déjà depuis des jours dans le hall, d’autres venaient de très loin.
Quand je suis arrivée au guichet, j’ai dit que je souhaitais aller soit à Berlin, soit à Leipzig soit à Prague (150km de chez mes parents). Or Il y avait encore un vol pour Prague dimanche soir avec des places, mais pas avec ma compagnie initiale (Air France). Le personnel a demandé à la direction si l’on pouvait m’affecter vers ce vol, mais ils ont refusé.
Résultat, le premier vol disponible pour Berlin avec des places libres, c’était lundi après-midi. Mais il risquait fortement d’être annulé. J’ai finalement choisi un autre vol Air France pour Prague qui partait à 7h15… La compagnie m’a donné un bon pour une nuit dans un des hôtels Disney.
A 21 heures, une dizaine de navettes étaient stationnées devant le terminal 2D pour emmener les gens vers leurs hôtels respectifs. Sauf qu’il n’y avait pas d’affiches qui disaient où ces navettes s’arrêtaient. C’était le chaos le plus total, les gens se déplaçaient d’un bus à l’autre, avec au milieu des journalistes télé qui voulaient les interviewer. Il y avait des femmes qui tenaient leurs bébés enveloppés dans des couvertures.
Quand je suis finalement arrivée à l’hôtel, le chauffeur nous a indiqué qu’il passerait nous prendre le lendemain à 5 heures. Puis il a appelé pour dire qu’il arriverait finalement à 6 heures. Ce qui était trop tard vu l’horaire de mon avion. J’ai fait appeler un taxi que j’ai partagé avec trois autres personnes.
Je suis finalement arrivé à l’heure au terminal…. Mais il a commencé à neiger et l’aéroport a fermé de nouveau pour une heure. En fait, nous avons attendu trois heures dans l’avion avant de décoller. Je suis arrivée lundi vers midi… Sans mes bagages. C’était prévisible, vu le chaos à Paris. Au comptoir des bagages, la dame m’a indiqué que le délai d’attente normal était de 24 heures.
A ce jour, je n’ai toujours pas ma valise, et vu les conditions, il y a peu de chance que je la récupère avant le 26 décembre, qui est en fait… le jour de mon retour à Bordeaux. Dommage, car tous les cadeaux de Noël pour ma famille s’y trouvent.
Maintenant, j’espère juste que je ne mettrai pas trois jours pour rentrer ».

Nadine Belger réside et travaille à bordeaux, où elle est chef de projet assistante dans un agence de communication digitale franco-allemande. Cette jeune expatriée allemande se faisait une joie de rentrer dans sa famille à Löbauprès de Dresde en Allemagne, pour y passer les fêtes de Noël… C’était sans compter sur la neige et le froid qui ont paralysé les aéroports européens ces derniers jours. Et qui lui ont fait vivre une aventure rocambolesque dont elle se serait passée volontiers. Son témoignage, avec un point sur la situation du trafic aérien en Europe.  

« J’étais programmé sur un vol Bordeaux-Amsterdam samedi dernier. Quand je suis arrivée à 5h du matin à l’aéroport, Il était marqué annulé. J’ai alors fait la queue pendant 2 heures pour m’enregistrer sur un autre vol, pour rien. J’ai alors décidé de rentrer chez moi. Mais les transports en commun étaient en grève. J’ai attendu pendant une heure la navette. Une fois au centre de Bordeaux, j’ai du rentrer à pieds car il n’y avait pas de tram non plus.

Finalement, j’ai pu décoller dimanche de Bordeaux pour Paris, avec une correspondance pour Berlin. Je suis arrivée comme prévu à Paris à l’heure. Mon vol de 13h pour Berlin a été une première fois annoncé à 15 heures, avant d’être annulé. Je savais qu’il y avait un avion en partance pour Leiptzig à 16h55, à 200 km de chez mes parents. J’ai donc changé mon billet et j’ai du changer rapidement de terminal. En arrivant là-bas, je me suis rendue compte que le vol pour Leipzig était annulé. L’annonce a été faite seulement un ¼ d’heure avant le départ théorique.

Le terminal 2G était bondé. Tout le monde était entassé dans le hall. La file d’attente pour l’enregistrement vers d’autres vols était très longue, j’ai attendu 4 heures et demi sur place. Il n’y avait que 3 personnes pour procéder  à l’enregistrement de tous les passagers… alors que la situation était déjà désastreuse depuis plusieurs jours.

Il n’y avait pas de personnel pour distribuer de l’eau. Et pourtant des gens avec des bébés attendaient déjà depuis des jours dans le hall, d’autres venaient de très loin.

Quand je suis arrivée au guichet, j’ai dit que je souhaitais aller soit à Berlin, soit à Leipzig soit à Prague (150km de chez mes parents). Or Il y avait encore un vol pour Prague dimanche soir avec des places, mais pas avec ma compagnie initiale (Air France). Le personnel a demandé à la direction si l’on pouvait m’affecter vers ce vol, mais ils ont refusé.

Résultat, le premier vol disponible pour Berlin avec des places libres, c’était lundi après-midi. Mais il risquait fortement d’être annulé. J’ai finalement choisi un autre vol Air France pour Prague qui partait à 7h15… La compagnie m’a donné un bon pour une nuit dans un des hôtels Disney.

A 21 heures, une dizaine de navettes étaient stationnées devant le terminal 2D pour emmener les gens vers leurs hôtels respectifs. Sauf qu’il n’y avait pas d’affiches qui disaient où ces navettes s’arrêtaient. C’était le chaos le plus total, les gens se déplaçaient d’un bus à l’autre, avec au milieu des journalistes télé qui voulaient les interviewer. Il y avait des femmes qui tenaient leurs bébés enveloppés dans des couvertures.

Quand je suis finalement arrivée à l’hôtel, le chauffeur nous a indiqué qu’il passerait nous prendre le lendemain à 5 heures. Puis il a appelé pour dire qu’il arriverait finalement à 6 heures. Ce qui était trop tard vu l’horaire de mon avion. J’ai fait appeler un taxi que j’ai partagé avec trois autres personnes.

Je suis finalement arrivée à l’heure au terminal…. Mais il a commencé à neiger et l’aéroport a fermé de nouveau pour une heure. En fait, nous avons attendu trois heures dans l’avion avant de décoller. Je suis arrivée lundi vers midi… Sans mes bagages. C’était prévisible, vu le chaos à Paris. Au comptoir des bagages, la dame m’a indiqué que le délai d’attente normal était de 24 heures.

A ce jour, je n’ai toujours pas ma valise, et vu les conditions, il y a peu de chance que je la récupère avant le 26 décembre, qui est en fait… le jour de mon retour à Bordeaux. Dommage, car tous les cadeaux de Noël pour ma famille s’y trouvent.

Maintenant, j’espère juste que je ne mettrai pas trois jours pour rentrer ».

La situation dans les aéroports
Retour à la normal à Roissy CDG et Orly, mais…
Le trafic aérien a donc repris à Paris aux aéroport Roissy Charles de Gaulle et Orly. « La situation est quasi-normale à Paris CDG. Des retards et quelques annulations restent constatés. » peut-on lire sur le compte Twitter des Aéroports de Paris. Même constat à Orly. La situation pour la fin de journée reste cependant très incertaine, avec de « chutes de neige prévues en fin d’après-midi ». Les autorités aéroportuaires recommandent aux passagers de reporter leur voyage s’ils en ont la possibilité (voir ici pour trouver des informations sur votre vol)

Du mieux à London Heathrow
La situation s’améliore également à London Heathrow, même si un bulletin publié ce matin sur le site de l’aéroport annonce un « programme de vols réduit » pour aujourd’hui. De nombreux retards et annulations sont donc toujours à prévoir. Vous pouvez consulter ici la liste des vols qui devraient être opérés normalement aujorud’hui. 

Grand soleil (ou preque) sur les pistes des aéroports de Francfort et Schiphol, où le trafic aérien est revenu à la normale.

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