Crise à Dubaï : tourisme et hôtellerie sinistrés… après l'immobilier

Il a neigé quelques heures ce week-end aux Emirats Arabes Unis. Mais ce voile blanc ne masque pas les interrogations sur l’avenir de l’expatriation à Dubaï. Sur fond d’intox et d’informations contradictoires, la fantomatique « crise » a pris ses quartiers… d’hiver : licenciements massifs dans l’immobilier, hôtellerie et tourisme en difficulté… l’Emirat perd de son lustre. 1500 permis de résidence sont annulés chaque jour. Alors, quelles conséquences pour ce nouveau fief de l’expatriation ?  

Secteurs touchés par la crise à Dubaï
 Finance : la « bulle » immobilière éclate. le marché financier a perdu 67% de sa valeur depuis le début de l’année. L’ Emirat a reconnu une dette de 80 milliards de dollars.
Immobilier : Des projets d’envergure, comme la construction du Trump Internationl Hotel ont été retardés. Promoteurs et groupes immobiliers ont commencé à licencier, de 5 à 15% de leurs effectifs en moyenne. Résultat : les petits promoteurs se font « absorber » par les grands groupes.  
Tourisme et hôtellerie : Les réservations d’hôtels sont en chute libre. Une situation préoccupante pour Dubaï, qui dépend étroitement de ces recettes : de 1999 à 2007, le nombre de touristes est passé de 3 à 7 millions. 

Les candidats à l’expatriation dans le secteur des services sont donc directement concernés par la baisse d’activité dans ces secteurs autrefois porteurs. Vous pouvez rejoindre notre forum pour échanger impressions et conseils si vous êtes intéressé par ces métiers

Prix du pétrole en baisse, investisseurs aux abonnés absents 
Jusqu’ici, la spéculation immobilière dopait l’économie locale : misant sur l’augmentation des prix à la construction, les investisseurs empruntaient pour acheter des immeubles alors à l’état de projet.

Depuis l’érosion du marché de la construction à Dubaï,  les investisseurs sont aux abonnés absents… Et la chute du prix du pétrole n’a pas aidé. Car les barons locaux de l’immobilier ont vu leur revenu divisé par 4. L’Emirat est obligé d’injecter des milliard d’euros pour maintenir ce secteur sinistré. Dubaï peut toutefois contrôler les prix de l’immobilier en régulant l’offre et la demande. 

Abu Dabi VS Dubaï : une bataille de Cheïkhs (chèques) ?
L’ascencion vertigineuse d’Abu Dhabi fait de l’ombre à sa grande soeur Dubaï. Grâce à ses énormes ressources pétrolières, Abu Dhabi est moins touchée par le fléchissement du marché immobilier. Une « bataille des cheikhs » s’est apparemment engagée au sommet des deux Emirats. Abu Dhabi proposerait à Dubaï de racheter une part de sa dette.

Installée dans la crise, Dubaï rebondira sans doute.

Mais selon cet article de l’hebdomadaire anglais « The Economist »,  ce serait le fin de la folie des grandeurs, sous le soleil des Emirats.  

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